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Notre discours au Congrès de l’UD FO 91 du 15 juin 2018

Posté par foass77 le 19 juin 2018

Chèr(e)s Camarades,

Je vous apporte le salut fraternel du syndicat FO assurances du 77/91.

Notre syndicat tient à intervenir pour vous alerter sur ce qui se passe dans le domaine des assurances et plus particulièrement celles relevant de l’économie sociale dites mutuelles d’assurances, entre autre la MACIF.

Il n’y a pas si longtemps, à la MACIF, le terme social s’appliquait aussi bien aux sociétaires impliqués dans la vie de la mutuelle, que pour les salariés qui bénéficiaient d’accords d’entreprise d’un niveau supérieur à ceux des autres compagnies d’assurances, tant sur l’organisation du temps de travail que sur les salaires.

Malheureusement, ce temps est révolu et les mutuelles d’assurances de l’économie sociale dont la MACIF étaient la référence, elles se sont mises au pas en s’alignant au capitalisme féroce et totalitaire, pressées par le lobbying de leurs propres dirigeants.

A la MACIF, les nouveaux accords (dit Nouveau Modèle Social) signés par deux organisations syndicales dont nous tairons le nom, ont fait régresser d’une manière brutale nos acquis sociaux. Ce démantèlement est généralisé et accentué par les ordonnances Macron, attendues par toutes les compagnies d’assurances y compris les mutuelles de l’assurance de l’économie sociale afin de finaliser leur projet de destruction salariale avec la mise en place du CSE (Comité Social et Economique).

Les conséquences pour nous :

 

  • Plus d’équilibre entre notre vie professionnelle et vie privée, ne permettant plus d’avoir une vie familiale stable.
  • Des horaires à la carte dépendant des fameux flux des clients, les horaires des plateformes sont destructurés et rendent les salariés malléables et corvéables à merci et bientôt la MACIF, elle pourra se vanter d’ouvrir à la clientèle avec des horaires identiques à ceux de la restauration.

Nos camarades téléconseillers travaillent sous le joug d’un manager. Quiconque au moindre déplacement, à la moindre absence de son poste de travail, doit se justifier et se voit rappeler à l’ordre, rendant les conditions de travail insoutenables et infantilisantes.

Une pression sur les salariés est également institutionnalisée par :

  • des objectifs, des comptes rendus journaliers d’activité, briefings et débriefings, jeux puérils et par la désignation du meilleur salarié du mois.
  • Culpabilisation des salariés par les mangers grâce aux outils informatiques de contrôle de plus en plus pointus.
  • Le flicage des salariés sur leurs résultats journaliers/mensuels/annuels va jusqu’à l’humiliation pour ceux qui n’arrivent pas à atteindre les objectifs en constante augmentation.

Résultat, un taux d’absentéisme important, des salariés démobilisés, en arrêt maladie, en burn-out, des tentatives de suicide et voire même des suicides, bien sûr ces événements sont étouffés car ils terniraient l’image lisse de la MACIF.

Dernier exemple, à la MACIF, pour illustrer le manque de considération donné aux salariés et ce quel que soit son ancienneté, le médecin du travail pour une collègue préconise « pas de contact direct avec la clientèle » et que la MACIF et bien elle affecte la salariée à un poste d’accueil devant gérer les visites de 100/150 clients/jour.

Belle conception du respect de la santé au travail et des recommandations du médecin du travail.

Dans le monde de l’assurance, l’affaire GENERALI, cette société a voulu augmenter le temps de travail de ses salariés sans compensation à 100% du salaire direct, elle a perdu au TGI en première instance, suite à l’action de FO, une victoire dont nous pouvons que nous en féliciter.

La MACIF s’arguant d’être une entreprise où il fait bon travailler, applique le principe « travailler plus pour gagner moins » en augmentant le temps de travail de plus de 11% et bien sûr en augmentant le salaire direct non pas de 11% mais que de 8% et tout cela avec la bénédiction des organisations syndicales signataires dont nous tairons le nom.

Tous les salariés qui ont des avantages sociaux coutent chers aux entreprises et il est nécessaire de réduire ces acquis au minimum, voire les détruire à l’aide d’organisations dites soit disant syndicales.

Notre syndicat ne cautionne pas ces destructions et mettra tout en œuvre pour les faire reculer. Nous soutenons et nous nous joignons à l’appel du congrès confédéral de Lille, qui considère que la perspective d’une mobilisation est nécessaire et nous nous associons à l’appel à la mobilisation intersyndicale du 28 juin. C’est dans ce cadre que notre syndicat résistera/revendiquera et reconquerra.

Vive l’Union Départemental FO 91 et merci à Jean-Noël pour son aide.

Vive Force Ouvrière, syndicat libre et indépendant.

 

 

 

 

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